Changement d’heure : comment aider votre enfant à retrouver son sommeil ?

Vous venez enfin de trouver un bon rythme pour les soirées. Votre enfant s’endort à peu près à la même heure, les matins sont un peu plus tranquilles… et voilà que le changement d’heure arrive !

Le dimanche 25 octobre 2026, nous passons à l’heure d’hiver. À 3 heures du matin, il sera de nouveau 2 heures.

On nous annonce une heure de sommeil supplémentaire. Sur le papier, c’est plutôt une bonne nouvelle ! Mais lorsqu’on a des enfants, cela ne se passe pas toujours comme prévu.

Votre petit, qui se réveille habituellement à 7 heures, pourrait bien vous appeler dès 6 heures. Et le soir, alors que vous préparez tranquillement le dîner, il commence déjà à bâiller, à pleurer pour un rien ou à réclamer vos bras.

Cela vous semble familier ?

Heureusement, ce décalage est généralement passager. Certains enfants s’adaptent très facilement, tandis que d’autres ont besoin d’un peu plus de temps.

Alors, comment les aider à retrouver leur rythme sans que les soirées ne deviennent compliquées ?

Pourquoi une seule heure peut-elle autant perturber le sommeil ?

Nous avons tous une petite horloge à l’intérieur de notre corps. C’est ce qu’on appelle notre horloge biologique.

Elle nous aide à savoir quand nous avons faim, quand nous sommes fatigués et quand il est temps de nous réveiller.

Chez les enfants, cette horloge est étroitement liée aux habitudes de la journée : les repas, la lumière du matin, les moments de jeu et, bien sûr, l’heure du coucher.

Imaginez que votre enfant dîne habituellement à 18 h 30 et se couche à 19 h 30.

Après le passage à l’heure d’hiver, son corps peut commencer à réclamer le dîner dès 17 h 30 et le sommeil dès 18 h 30.

Pour lui, rien n’a changé. C’est simplement l’heure affichée sur nos horloges qui a reculé.

Et il lui faut parfois quelques jours pour s'habituer à ce nouveau rythme.

Un enfant fatigué ne ressemble pas toujours à un enfant qui a sommeil !

On imagine souvent qu’un enfant fatigué va bâiller, se frotter les yeux et demander à aller au lit.

Mais vous avez certainement déjà remarqué que ce n’est pas toujours le cas.

Certains enfants deviennent très câlins, silencieux ou sensibles. D’autres, au contraire, semblent soudain débordants d’énergie.

Ils courent partout, sautent sur le canapé, parlent sans arrêt ou s’énervent pour une toute petite chose.

Et nous, les parents, nous nous demandons parfois : « Mais comment peut-il encore avoir autant d’énergie à cette heure-ci ? »

En réalité, cette agitation peut aussi être un signe de fatigue.

Le changement d’heure peut accentuer ces réactions, surtout si votre enfant a déjà des journées bien remplies.

Et si vous preniez quelques minutes pour observer son sommeil ?

C’est quelque chose que j’aime beaucoup partager avec les parents : avant de chercher une solution, essayez de voir ce qui se passe réellement chez votre enfant.

Pas seulement à quelle heure il s’endort, mais aussi comment il se comporte avant, pendant et après la nuit.

Vous connaissez votre enfant mieux que personne. Et parfois, ce sont de tout petits détails qui nous en apprennent le plus.

Que se passe-t-il au moment du coucher ?

Votre enfant commence-t-il à s’agiter dès que vous annoncez qu’il est temps d’aller au lit ?

Devient-il très bavard, comme s’il avait soudain mille choses à vous raconter ?

Ou, au contraire, se met-il à pleurer, à demander à être pris dans vos bras ou à vouloir rester tout près de vous ?

Certains enfants ont du mal à quitter l’agitation de la journée. D’autres ont surtout besoin de retrouver un moment de calme et de proximité avec leurs parents.

A-t-il besoin de vous pour s’endormir ?

Peut-être que votre enfant demande encore une histoire, puis un verre d’eau, puis un dernier câlin…

Vous connaissez certainement ce petit rituel qui semble ne jamais se terminer !

Mais derrière ces demandes, il peut aussi y avoir un besoin de se rassurer.

Pour un jeune enfant, aller dormir signifie aussi se séparer de ses parents pendant plusieurs heures.

Certains vivent cette séparation très facilement. Pour d’autres, elle est plus difficile, notamment lorsqu’ils traversent une période de changement ou d’inquiétude.

Il ne s’agit pas forcément d’un caprice.

Comment dort-il une fois endormi ?

Avez-vous déjà retrouvé votre enfant complètement de travers dans son lit, les bras au-dessus de la tête, les pieds sortis de la couverture ?

Ou peut-être se réveille-t-il toujours avec les cheveux mouillés de sueur ?

Prenez le temps de remarquer ces petites choses.

A-t-il souvent chaud la nuit ? Repousse-t-il sa couverture ? Recherche-t-il au contraire la chaleur ?

Bouge-t-il beaucoup ? Se réveille-t-il facilement au moindre bruit ?

Ces observations font partie des détails auxquels je m’intéresse lorsque j’accompagne un enfant en homéopathie classique.

Pourquoi se réveille-t-il pendant la nuit ?

Un réveil nocturne n’est pas toujours lié à une difficulté de sommeil.

Parfois, c’est un nez bouché qui gêne la respiration, une toux qui s’aggrave en position allongée ou un mal de ventre.

D’autres fois, ce sont des peurs, des inquiétudes ou simplement le besoin de retrouver la présence de ses parents.

Essayez d’observer si les réveils surviennent toujours à peu près à la même heure et ce qui semble aider votre enfant à se rendormir.

Et lorsqu’il se réveille en pleurant ?

Il arrive qu’un enfant se réveille après un mauvais rêve et cherche immédiatement les bras de ses parents.

Mais tous les réveils impressionnants ne sont pas des cauchemars.

Lors d’un cauchemar, l’enfant est généralement bien réveillé. Il peut avoir peur, demander à être rassuré et, parfois, raconter son rêve.

Lors d’une terreur nocturne, il peut crier, pleurer ou s’agiter tout en restant partiellement endormi. Il peut sembler ne pas vous reconnaître et, le lendemain, ne garder aucun souvenir de l’épisode.

Dans ce cas, veillez surtout à sa sécurité et évitez de le réveiller brusquement. Si les épisodes sont fréquents, inhabituels ou préoccupants, parlez-en à votre médecin.

Et le lendemain matin ?

Votre enfant se réveille-t-il de bonne humeur, prêt à commencer sa journée ?

Ou semble-t-il déjà fatigué avant même de partir à l’école ?

Observez aussi son énergie au cours de la journée. Est-il plus irritable que d’habitude ? A-t-il du mal à se concentrer ? A-t-il besoin de davantage de repos ?

Ces informations sont souvent plus parlantes qu’une simple heure de coucher.

Mon petit conseil : pendant quelques jours, notez l’heure du coucher, les éventuels réveils et l’humeur de votre enfant le matin. Pas besoin d’un tableau compliqué ! Quelques lignes dans un carnet suffisent pour remarquer certaines habitudes.

Cinq petites choses qui peuvent aider votre enfant à s’adapter

  1. Décalez doucement les horaires

Si votre enfant est sensible aux changements, vous pouvez commencer quelques jours avant le passage à l’heure d’hiver.

Essayez de repousser le coucher et les repas d’environ 10 à 15 minutes chaque jour.

Cela permet à son corps de s’habituer progressivement.

Et si vous n’avez pas eu le temps de préparer le changement d’heure, ne vous inquiétez pas. Vous pouvez tout aussi bien adapter les horaires petit à petit à partir du dimanche.

  1. Profitez de la lumière naturelle

Même lorsqu’il fait gris dehors, la lumière du jour aide notre horloge biologique à se régler.

Une promenade, un petit détour par le parc ou quelques minutes de jeu à l’extérieur peuvent être bénéfiques.

Et puis, l’automne est une jolie saison pour sortir : ramasser des feuilles, chercher des marrons ou simplement prendre l’air après l’école.

  1. Gardez vos habitudes du soir

Les enfants aiment retrouver des moments familiers.

Le bain, le pyjama, une histoire, un câlin… Ce sont de petits repères qui les aident à se préparer au sommeil.

Vous n’avez pas besoin d’inventer un rituel compliqué.

L’essentiel est de garder une ambiance assez calme et prévisible.

Essayez également d’éviter les écrans juste avant le coucher. Une histoire ou un moment tranquille ensemble sera généralement plus favorable à l’endormissement.

  1. Laissez-lui le temps de décompresser après l’école

Nous oublions parfois à quel point une journée d’école peut demander de l’énergie à un enfant.

Il doit écouter, apprendre, rester concentré, jouer avec les autres, respecter des consignes et gérer toutes sortes d’émotions.

Certains enfants rentrent à la maison avec une envie irrésistible de bouger. D’autres ont simplement besoin de calme.

Avant d’enchaîner avec les devoirs, le sport ou les activités, pourquoi ne pas lui laisser un petit moment pour souffler ?

Parfois, vingt minutes de tranquillité changent complètement l’ambiance de la soirée.

  1. Acceptez que certaines nuits soient moins bonnes

Nous avons tous des nuits où nous dormons moins bien.

Les enfants aussi.

Si votre enfant se réveille une heure plus tôt pendant quelques jours, cela ne signifie pas forcément qu’il a un problème de sommeil.

Essayez de garder vos habitudes, de rester souple lorsque c’est nécessaire et de lui laisser un peu de temps.

Le plus souvent, son rythme se réajuste progressivement.

Et si le problème ne venait pas seulement du changement d’heure ?

Parfois, le changement d’heure ne fait qu’accentuer une difficulté qui existait déjà.

Peut-être que votre enfant a toujours eu du mal à s’endormir.

Ou qu’il se réveille plusieurs fois par nuit depuis longtemps.

Dans ce cas, je trouve important de regarder ce qui se passe également au cours de la journée.

Comment se sent-il à l’école ? Est-il préoccupé par quelque chose ? Ses journées sont-elles très chargées ? A-t-il suffisamment de temps pour jouer librement et se reposer ?

Il faut également penser aux causes physiques possibles : nez constamment bouché, allergies, douleurs, démangeaisons ou troubles respiratoires pendant le sommeil.

Si votre enfant ronfle beaucoup, semble faire des pauses respiratoires, reste très fatigué malgré des nuits suffisamment longues ou présente des difficultés persistantes, demandez un avis médical.

Comment j’aborde les difficultés de sommeil en homéopathie classique

Lorsque des parents viennent me voir parce que leur enfant dort mal, je ne commence pas par chercher un remède contre l’insomnie.

Je prends d’abord le temps de les écouter.

Depuis quand les nuits sont-elles difficiles ? Comment se passe le coucher ? Que fait leur enfant lorsqu’il se réveille ? Comment se comporte-t-il pendant la journée ?

Et puis, je pose parfois des questions qui peuvent sembler un peu surprenantes.

A-t-il chaud ou froid pendant la nuit ? Transpire-t-il ? A-t-il besoin d’être bercé ? Est-il très sensible aux bruits ? A-t-il tendance à être particulièrement agité le soir ?

Pourquoi toutes ces questions ?

Parce que deux enfants peuvent avoir exactement la même difficulté à s’endormir, mais la vivre de manière complètement différente.

L’un peut être très excité à l’idée d’une sortie prévue pour le lendemain. L’autre peut avoir peur de rester seul. Un troisième peut simplement être gêné par un nez bouché.

En homéopathie classique, nous cherchons à comprendre ce qui caractérise chaque enfant, et pas seulement le nom de son problème.

C’est ce qu’on appelle le principe de similitude : rechercher le remède dont le tableau correspond le mieux à l’ensemble des symptômes individuels de l’enfant.

Cette méthode fait partie de la tradition homéopathique, même si son efficacité spécifique pour traiter les troubles du sommeil n’a pas été scientifiquement démontrée. Elle ne remplace ni les mesures favorisant un bon sommeil ni les soins médicaux nécessaires.

Pour moi, l’essentiel est de prendre le temps de comprendre votre enfant dans sa globalité, avec son tempérament, ses émotions, son rythme et ses besoins.

Et si nous profitions de l’automne pour ralentir un peu ?

Entre l’école, les activités, les devoirs, les repas et tout ce qu’il faut organiser dans une famille, nos journées passent parfois à une vitesse folle.

Et nos enfants suivent ce rythme, eux aussi.

Le changement d’heure peut être une bonne occasion de regarder si notre enfant dispose réellement de suffisamment de temps pour se reposer.

Peut-être a-t-il besoin d’aller au lit un peu plus tôt pendant quelques jours.

Peut-être qu’une histoire supplémentaire, un câlin ou simplement quelques minutes tranquilles avec vous lui feront du bien.

Il n’existe pas de recette parfaite pour toutes les familles.

Mais en prenant le temps d’observer votre enfant, de l’écouter et de respecter son rythme, vous lui donnez déjà de précieux repères.

Souhaitez-vous mieux comprendre les difficultés de sommeil de votre enfant ?

Je vous accueille dans mon cabinet d’homéopathie classique à Bergen, aux Pays-Bas, et je propose également des consultations en ligne en français et en anglais.

Nous prenons le temps de parler de votre enfant, de son sommeil, de son comportement et de ce qui le rend unique.

Diane Maillard — Homéopathie classique

Sources et références

  1. Dr Ruchi Shridukar — Pediatric OPD Masterclass: Solving Challenging Cases in Everyday Practice, séance « Sleep Issues in Children ». The Homeopathic Academy (THA). Notes personnelles de formation. Présentation de la formation.
  2. Médecine Intégrée — Stade de l’oralité. Lire l’article.
  3. NHS — Conseils sur le sommeil des enfants. Site officiel.
  4. American Academy of Sleep Medicine — Recommandations sur la durée du sommeil des enfants.
  5. Thuisarts.nl — Informations sur les troubles du sommeil chez l’enfant. Site officiel.

Cet article est destiné à informer les parents et ne remplace pas un avis médical.